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Les attentes de Alioune Tine sur le 2nd mandat du président Macky Sall

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Le fondateur d’Africajom Center et ancien directeur d’Amnesty international en Afrique de l’Ouest, Alioune Tine a égrainé, les chantiers institutionnels attendus de Macky Sall au cours de son 2e  mandat à la tête du pays.« Nul mieux que Macky Sall aujourd’hui, dans le cadre de son deuxième et dernier mandat, n’est mieux placé pour mettre en œuvre des réformes capables de moderniser et de faire évoluer de façon sensible la démocratie et les institutions de la République, pour le Sénégal,(..)», a affirmé Alioune Tine dans un entretien accordé à leral.
Selon le droit de l’hommiste, il est aujourd’hui opportun de « réformer d’abord l’institution présidentielle avec l’hyper-présidentialisme macrocéphale et anthropophage qui bouffe et assujettit toutes les institutions. Il est donc absolument nécessaire d’encadrer les pouvoirs exorbitants du président de la République et de mettre un terme à l’Etat-Parti avec un président de la République, chef d’Etat et chef de parti », soutient-il.
Ce dernier Alioune Tine pense aussi qu’il faut que le président de la République avec ses pouvoirs, soit responsable sur le plan politique et pénal comme c’est le cas dans les grandes démocraties.
Entre autres mesures, Alioune Tine préconise de « réformer ensuite la Justice avec le respect scrupuleux de l’indépendance et du principe de l’inamovibilité des juges du siège, mettre fin à la participation de l’Exécutif au sein du Conseil supérieur de la magistrature, émanciper le Procureur de la République des fourches caudines du Garde de Sceaux, ministre de la Justice, supprimer le Conseil constitutionnel qui ne répond plus à sa fonction et, à la place, créer une Cour constitutionnelle », prône-t-il.
Et en ce qui concerne le pouvoir législatif, « consacrer un mode de désignation des députés qui favorise le lien et la redevabilité entre le député et les citoyens, garantir une meilleure représentation des jeunes, des femmes et des personnes vivant avec un handicap. Mais aussi renforcer l’indépendance et l’efficacité des Autorités administratives Indépendantes, recruter leurs principaux responsables par appel à candidatures et les déconnecter totalement de l’autorité présidentielle », suggère-t-il.
De plus, poursuit Alioune Tine, le nombre pléthorique des formations politiques devrait pousser à la « rationalisation des partis politiques et promouvoir l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité au cœur de la politique. II faut aussi mettre la question de l’accès à l’information et la transparence et la redevabilité de la gestion de deniers publics dans tous les domaines de la vie politique, économique, sociale et institutionnelle ».
Et à cela s’ajoute le fait de « replacer le citoyen sénégalais au cœur des préoccupations de la gouvernance, du développement durable, de l’Etat de droit, de la démocratie et des droits humains.  Ce qu’il faut faire, c’est un grand débat post-électoral », rapporte leral.

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