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Bateau le Joola 15 ans déja : Hommage à nos disparus !

bateau le joola 15 ans

«Les familles sont déçues de la façon dont est géré le dossier Joola par l’actuel régime.»
Cette sentence sans appel est prononcée par le président de l’Association nationale des familles des victimes du Joola, Moussa Cissokho. Dans le journal Les Échos, il considère que le pouvoir de Macky Sall ignore leurs doléances, preuve, selon lui, qu’il n’accorde pas beaucoup d’importance au dossier de la catastrophe qui a fait plus de 2000 en 2002, selon le bilan officiel.
Cissokho informe que sur 1900 orphelins, seuls 500 sont pris en charge par l’État. «Ces orphelins qui n’avaient pas bénéficié de prise en charge, vivaient dans des conditions difficiles. Certains ont abandonné les études», déplore-t-il.
Autres griefs : Moussa Cissokho regrette que le renflouement du bateau, réclamé par beaucoup de familles de victimes, et la construction d’un mémorial du Joola ne soient pas à l’ordre du jour. La satisfaction de ces doléances, pronostique-t-il, permettra aux familles de victimes de faire le deuil.
«Il y a des familles qui ne peuvent prétendre à aucune indemnisation tant que le bateau n’est pas sorti. C’est pourquoi jusqu’à présent il y a 600 (ayants droit) qui refusent de prendre les 10 millions d’indemnisation. À cause de certaines croyances, il faut renflouer le bateau pour que certaines familles constituent leurs dossiers pour être indemnisées.»

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L’affaire des «audiences fictives» continue de faire des dégâts

palais justice dakar

L’affaire des «audiences fictives» a fait des dégâts jusqu’à Tambacounda où une aide-soignante a été interceptée par les enquêteurs. Révélations exclusives.
Libération est en mesure de révéler que l’enquête des gendarmes sur l’affaire dite des audiences fictives qui ont permis à Amadou Lamine Diagne de faire libérer ou d’alléger les peines de plusieurs détenus, a fait des dégâts jusqu’à... Tambacounda. Comme nous le révélions, les enquêteurs ont procédé et mis à la disposition des juges six parentes de détenus qui ont payé pour la promesse de libération de leurs proches.
Dans le lot figure Aissata D. K. Cette aide-soignante au district sanitaire de Tamba, mère de trois enfants, a été cueillie par les gendarmes grâce à l’intervention de la brigade de la localité. Ce qui est incroyable est que cette dernière a été joint au téléphone par son oncle Babacar T. qui est en...prison pour remettre 100.000 F CFA à un intermédiaire devant assurer sa libération. Un montant que Aissata D. Ka versé même si, pour ce coup, la mafia n’a pas pu faire de miracle puisque l’oncle en question est toujours en prison.
Un cas similaire à celui de Lalla B. D, agent commercial, écrouée dans le cadre de la même affaire. Cette dernière a payé 100.000 F CFA mais son mari Pa M. n’a pas été libéré.
D’après toujours nos sources, Diarra S., agent municipal à la ville de Dakar, est tombée dans les filets des gendarmes. Prise en charge par les enquêteurs avant d’être discrètement embarquée, elle a été mise en cause pour avoir tenté de faire libérer son fils écroué pour coups et blessures. Diarra S. jure que son fils a été libéré par voie judiciaire après une maladie mais les enquêteurs disposent d’informations prouvant le contraire.
À noter que le jour même de son interpellation, Amadou Lamine Diagne a reçu à son bureau des «clients» de Saint-Louis venu négocier la libération de leur proche. Les deux parties étaient tombées d’accord sur la somme de 150.000 F CFA. Amadou Lamine Diagne a failli tomber à la renverse lorsque les gendarmes lui ont balancé cette information lors de sa garde à vue, lui qui soutenait n’avoir jamais reçu de «client» dans son bureau.

Auteur: Cheikh Mbacké Guissé (Libération)

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Il poignarde son coach et risque la perpétuité

justice

L’accusé Séni Loum risque de passer le reste de sa vie en prison. En effet, il a comparu, hier, à la barre de la chambre criminelle de Dakar pour meurtre avec préméditation et détention illégale d’arme. L’affaire est mise en délibéré pour jugement être rendu le 17 octobre prochain.

Il ressort des débats d’audience que la victime, Kémoko Condé, était l’entraîneur de l’équipe dans laquelle jouait le mis en cause. C’est d’ailleurs lors d’un match de football que le différend a commencé entre les deux parties. Car ce jour-là, l’entraîneur a préféré laisser Séni Loum sur le banc des remplaçants. Pis, il le maltraitait devant tout le monde. Ce que ce dernier n’a pas pu gober et lorsque la rencontre a pris fin, Séni a boudé le bus de leur équipe, préférant rentrer avec ses amis qui étaient dans l’autre équipe. Ainsi, l’entraîneur l’a écarté. Un jour, pendant que Séni était tranquillement assis en train de faire du thé dans leur atelier de menuiserie, Kémoko se présente sur les lieux en demandant au petit de lui servir le thé. « Le thé est fini mais je vous donne mon verre », a rétorqué Séni. « Ce gosse ne doit pas faire le thé dans cet atelier parce qu’il est impoli », a lancé Kémoko. C’est sur ces entrefaites qu’une dispute a éclaté entre eux avant qu’ils n’en viennent aux mains. Donnant sa version des faits, l’accusé a expliqué : « avant notre altercation, il m’a insulté et je le lui ai retourné. On s’est bagarré et il m’a gravement blessé à la tête. Je suis allé m’armer d’un couteau. A mon retour, les personnes présentes m’avaient retenu. Et c’est là que je suis rentré ». Par ailleurs, l’inculpé a mûri son plan de vengeance en se promenant toujours avec un couteau. Il déclare : « le jour des faits a coïncidé avec un vendredi. Je suis allé à la mosquée avec un couteau. Sur le chemin du retour, on s’est arrêté dans une maison pour prendre de l’aumône. C’est sur ces entrefaites qu’il m’a attaqué et je lui ai assené un coup de couteau. Je ne saurais vous dire la partie visée. Je voulais juste me venger, mais je n’avais aucune intention de donner la mort ».

La partie civile réclame 30 millions de nos francs

Pourtant, un témoin nommé Ibrahima Sarr a bel et bien déclaré à l’enquête que c’est l’accusé lui-même qui a surpris la victime par derrière pour lui donner un coup. Il faut dire que lorsque la première bagarre a éclaté, la famille de la victime avait déjà fini de trouver des compromis pour que la paix revienne entre les deux familles. A en croire Sophie, mère de 5 enfants et épouse de la victime, elle est allée à la maison de l’accusé pour discuter avec lui. Comme ce dernier était absent ce jour-là, elle avait demandé à sa mère de parler avec lui, à son retour, pour que la paix revienne. « C’est par la suite que j’ai vu le mis en cause pour le supplier de tout laisser tomber. Il m’a répondu par l’affirmative. Quelques jours plus tard, un des menuisiers m’a sommé de dire à mon mari d’être prudent parce que Séni se promène avec un couteau. Lorsque j’ai informé mon mari, il m’a dit de ne pas m’inquiéter parce qu’il ne peut rien contre lui, à moins qu’il ne le surprenne. J’ai été surprise quand les faits se sont déroulés », a dit la veuve, hier, à la barre. Intervenant dans cette affaire, l’avocat de la partie civile est d’avis que le mis en cause est coupable des faits qui lui sont reprochés. « C’est l’accusé même qui nous a également dit qu’il avait le couteau pour se protéger contre l’autre alors que la famille avait déjà fini de trouver des compromis. Tout le monde sait qu’il avait un couteau et qu’il ne s’en cache pas. Et après la commission des faits, il est allé tranquillement se réfugier à Touba où il a été cueilli », a déclaré l’avocat. Il demande à ce qu’il soit reconnu coupable avant d’allouer la somme de 30 millions à la partie civile pour toutes causes et préjudices confondues. Même tonalité chez le maître des poursuites qui a demandé à la chambre de le condamner aux travaux forcés à perpétuité. En revanche, la défense n’a trouvé aucun élément de preuve dans ce dossier pour entrer en voie de condamnation. Selon la robe noire, il n’y a pas de guet-apens ni de préméditation. C’est la raison pour laquelle elle demande de requalifier les faits en coup ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Et pour la peine, de lui faire une application bienveillante de la loi. L’affaire est mise en délibéré pour le 17 octobre prochain.

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Urgent – L’aéroport Léopold Sédar Senghor prend feu

feu

De la fumée a envahi une partie de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor, non loin de l’antenne Vor. Un troublant incident qui a durée pas moins de 15 minutes. Il a fallu l’intervention de trois véhicules des Sapeurs pompier pour stopper le mal.

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Cour d’appel de Dakar : Au-delà du simple trafic, une vraie mafia

palais justice dakar

L’affaire présentée par la presse comme «un scandale de trafic d’ordres de mise en liberté» est beaucoup plus vaste. Contrairement à la légende médiatique, c’est la Section de Recherches de Dakar, sous la supervision du Procureur, qui a mis la main sur cette mafia après avoir travaillé sur une information reçue de son réseau.
Libération est en mesure de révéler que l’affaire dite de trafic d’ordres de mise en liberté est beaucoup plus vaste que ce que la presse a écrit et décrit. Dans ce dossier, il ne s’agit pas que d’ordres de mise en liberté falsifiés, et tout l’honneur revient aux enquêteurs de la Section de Recherches et au Procureur de la République.

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