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Condamnation de Khalifa Sall:Sonko soutient les Khalifistes dans le combat

ousmane sonko siege


Khalifa Ababacar Sall et ses partisans "peuvent compter sur un soutien sincère et désintéressé" de Sonko et de son parti, Pastef - Les Patriotes, "afin que sa participation à l’élection présidentielle du 24 février 2019 soit effective". En réaction à la confirmation, par la Cour suprême, de la condamnation de Khalifa Sall, Ousmane Sonko, candidat à la prochaine présidentielle, a publié un post sur les réseaux sociaux pour dénoncer le "procès politique" dont serait victime l’ancien maire de Dakar. « Nous l’avions dit et nous le répétons, le procès de khalifa Ababacar Sall est un procès politique, signe d’un dérèglement de nos institutions avec un seul objectif pour Macky Sall : écarter de la compétition électorale un adversaire politique potentiellement très sérieux. »
Pour le leader du parti Pastef-Les Patriotes, « le traitement apporté à cette affaire laisse planer des suspicions d’ingérence et instaure un malaise ambiant dans toutes les institutions de la république et notamment dans le giron de la justice au détriment de beaucoup de magistrats qui font correctement leur travail. » Ousmane Sonko estime que « jamais dans l’histoire judiciaire du Sénégal, il n’y a eu une coïncidence aussi troublante entre un agenda politique et un calendrier judiciaire » et dénonce, par la même occasion, la rapidité avec laquelle le dossier Khalifa Sall a été traité. « De l’instruction du dossier à la phase de jugement de première instance, d’appel et du procès en cassation ce 20 décembre 2018 au verdict de ce 3 janvier 2019 en passant par la levée de l’immunité parlementaire de l’honorable député Khalifa Ababacar Sall, les choses sont allées à une vitesse de météore sans précédent dans les annales judiciaire et parlementaire », constate-t-il avant de s’engager, en cas d’élection, de se départir « de toute ingérence de l’exécutif dans le traitement des affaires judiciaires qui se traduit notamment par une présence encombrante à la tête du conseil supérieur de la magistrature. »

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Moustapha Diakhaté : «Pas de plainte contre KEUR GUI ! Thiat et Kilifa aboient : c'est le propre de Keur gui ».

attaque moustapha thiate

Moustapha Diakhaté a réagi suite à la vidéo de Keur Gui «Saï Saï au cœur» qui attaque le bilan du président Macky Sall. Sur sa page Facebook, il a écrit :  «Pas de plainte contre KEUR GUI ! Thiat et Kilifa aboient : c'est le propre de Keur gui. Laissez le aboyer, c’est son travail. Le nôtre, c’est de se battre pour l'émergence du Sénégal. Thiat et Kilifa ne méritent pas notre colère. On ne reproche pas à un nain de voir les orteils du géant qu’il décrit.»

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Cour Suprême : Khalifa Sall face à son destin

aaakhalifa sall

C’est connu. Le Conseil constitutionnel a validé, ce vendredi, la candidature de Khalifa Ababacar Sall à la présidentielle du 24 février prochain. Mais, tout va se jouer pour le candidat, ce 3 janvier, date du délibéré de la chambre criminelle de la Cour suprême dans l’affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar. Et si, le président Amadou Baal suit le réquisitoire du procureur général, l’espoir des soutiens du leader de la coalition Taxawu Senegaal risque de s’écrouler comme un château de cartes à la veille de l’entrée dans la période préélectorale.

En effet, lors de ce procès en cassation qui s’est déroulé, le 20 décembre dernier, l’avocat général a requis le rejet des pourvois des avocats de la défense. «Nous avons estimé que tous les moyens qui sous-tendent leurs requêtes sont mal fondées», a-t-il fait savoir.

Le dernier mot revient à la Cour suprême qui peut casser le verdict de la Cour d’appel ou rejeter les requêtes de Khalifa Sall et Cie.

Le second cas est synonyme d’une condamnation définitive de l’ancien maire de Dakar. A noter cependant qu’il restera au maire de Dakar la possibilité d’introduire un rabat d’arrêt avec ses pourvois pendants devant la justice. Sinon, il pourra bénéficier d’un nouveau procès devant la Cour d’appel. Mais, cette fois-ci, ce sera avec une toute nouvelle composition.

L’Etat du Sénégal : «Aucune loi n’a été violée»

Condamnés en première instance, certains prévenus ont encore perdu devant la Cour d’appel de Dakar. Le juge Demba Kandji a confirmé la décision rendue par le juge Malick Lamotte. Khalifa Ababacar Sall est ainsi condamné à 5 ans de prison pour faux et usage de faux en écritures de commerce, de faux et usage de faux dans des documents administratifs et d’escroquerie portant sur des deniers publics. La même peine est prononcée à l’encontre de Fatou Traoré, Yaya Bodian et Mbaye Touré pour complicité d’escroquerie portant sur des deniers publics. Amadou Mactar Diop et Ibrahima Yatma Diaw ont pris 2 ans de ferme pour faux dans des documents administratifs. L’ancien et l’actuel percepteur, respectivement Mamadou Oumar Bocoum et Ibrahima Touré, ont été relaxés comme devant le tribunal correctionnel de Dakar.

Placés sous mandat de dépôt le 7 mars 2017, Khalifa Sall et les autres condamnés se sont pourvus en cassation pour réclamer justice.

Cependant, pour les avocats de l’Etat du Sénégal, «aucune loi n’a été violée». Me Baboucar Cissé de dérouler face à Amadou Baal : «L’autre partie soutient qu’on veut prendre Khalifa Sall en otage pour l’empêcher d’être candidat. Ce discours n’a pas sa place au prétoire. Vous jugez sur des droits et non des faits. En droit, tout est inopérant.»

Son confrère Me Moussa Félix Sow d’avertir que la Cour suprême ne peut ordonner des mesures pour affaiblir la décision d’un juge (Demba Kandji).  De plus, il a indiqué que la Cour d’appel a pris le soin de faire tout un développement là-dessus. Il s’en est rapporté aux écrits en demandant de dire que «le pourvoi est infondé». Pour Me Yérim Thiam, la défense cherche à tromper. «Car,  ils ont fait un faux pour les factures», a-t-il balancé.

La défense : «Il y a 6 autres pourvois qui arrivent»

Les conseils de Khalifa Sall et Cie, eux, ont plaidé l’infirmation de l’arrêt.  «Nous sommes à la recherche d’un juge qui connaît le droit et qui dit le droit. Nous l’avons trouvé, ce 20 décembre, a clamé Me Amadou Aly Kane. L’assistance de l’avocat dès les premières heures de l’interpellation du mis en cause a été violée. La Cour d’appel a fini par reconnaître que le règlement 5 de l’Uemoa n’a pas été respecté. Du coup, elle a annulé le procès-verbal d’enquête de police. Mais elle s’est limitée là-bas. Alors que toutes les procédures subséquentes à savoir devaient être annulées.»

Me Kane ajoute : «Les juges d’appel ont violé un certain nombre de dispositions surtout sur l’unicité de la Caisse de l’Etat et sur l’organisation de la comptabilité publique. Donc, il faut infirmer l’arrêt rendu le 30 août dernier et débouter l’Etat du Sénégal de sa demande.»

À la suite de son confrère de La Défense, Me Ndèye Fatou Touré a croisé les doigts : «Nous espérons que la vérité juridique va jaillir devant ce prétoire.» Sa consœur Me Borso Pouye de plaider également le renvoi de la procédure devant le Conseil constitutionnel en soulignant que «tous les éléments d’inconstitutionnalité sont réunis».

Un des avocats de la défense, lui, a tenu à prévenir le juge : «L’Etat candidat ne peut pas nous imposer son rythme. Ce n’est pas possible. Même si vous rendez cet arrêt, il y 6 autres pourvois qui arrivent. Donc, on ne peut pas utiliser la Cour suprême pour arrêter Khalifa Sall.»

Les conseils de la Ville de Dakar ont aussi demandé la casse et l’annulation de l’arrêt.

Ainsi, l’avenir du candidat à la présidentielle de 2019 Khalifa Sall est entre les mains du président Amadou Baal.

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Délibéré du procès Khalifa Sall : Sécurité renforcée aux alentours de la Cour suprême

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Les forces de l'ordre ne badinent pas du tout ! La sécurité est renforcée aux alentours de la Cour suprême dont la chambre la chambre criminelle doit statuer ce jeudi 3 janvier 2019, sur l'affaire dite de la Caisse d'avance de la Ville de Dakar. 
Hier, mercredi 2 janvier, les candidats de l'opposition, membres du collectif C25, avaient annoncé un rassemblement devant la plus haute juridiction pour "soutenir" leur collègue candidat de la coalition "Taxawu Sénégal".
Khalifa Sall et ses coprévevus ont été jugés en cassation, le 20 décembre dernier lors d'une audience au-cours de laquelle, les différentes parties au procès avaient fait leurs plaidoiries. L'affaire avait été mise en délibéré pour ce 3 janvier. 
Khalifa Sall est condamné, en première instance à 5 ans d'emprisonnement ferme. Une peine confirmée en appel.

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Macky Sall libère 804 détenus

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A l’occasion du nouvel an, le chef de l’Etat, Macky Sall, a accordé la grâce présidentielle à 804 « personnes définitivement condamnées pour des infractions diverses’’, annonce un communiqué du ministère de la Justice.Macky Sall libère 804 détenusA l’occasion du nouvel an, le chef de l’Etat, Macky Sall, a accordé la grâce présidentielle à 804 « personnes définitivement condamnées pour des infractions diverses’’, annonce un communiqué du ministère de la Justice.
« Le président de la République, fidèle à la tradition républicaine et conformément à la Constitution, par décret n°2018-2287 du 31 décembre 2018, a accordé son pardon à 804 personnes définitivement condamnées pour des infractions diverses et incarcérées dans les différents établissements pénitentiaires du Sénégal. Cette mesure de clémence concerne des délinquants primaires, des condamnés présentant des gages de resocialisation, des personnes âgées de plus de soixante cinq (65) ans, des condamnés gravement malades et des mineurs », ajoute le communiqué.

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