Journalbic

Articles société

Touba en deuil: Serigne Issakha Mbacké Gaïndé Fatma tire sa révérence

touba en deuil serigne issakha mbacke gainde fatma tire sa reverence

La famille de Darou Khoudoss et plus précisément celle de Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma est en deuil. Serigne Issakha Mbacké, fils de de Sokhna Bali et frère cadet de Serigne Cheikh Abdou Lahad Mbacké Gaïndé Fatma, Président de la commission culture et communication du Grand Magal de Touba, a tiré sa révérence. La grande faucheuse est passée par là, ce jeudi aux environs de 10 heures.
Le jeune Chef religieux et homme d'affaires était tombé malade depuis plus d'une semaine et était sous soins intensifs à l'hôpital Principal de Dakar. Son inhumation se fera à Touba. La dépouille mortelle est attendue aujourd'hui même.
Journal Bic présente ses condoléances à toute la famille de Sokhna Bali Mbacké et à toute la communauté mouride et musulmane du Sénégal.

Add a comment

Affichages : 407

La police arrache et brule les affiches des pro-Khalifa

la police arrache et brule les affiches des pro khalifa

Sept jeunes se réclamant du maire de Dakar, Khalifa Sall, ont été arrêtés lundi puis libérés avant-hier, mardi. Ils étaient en garde à vue au commissariat central. Leur tort : avoir tapissé les murs de Dakar d’affiches qui mettaient en scène leur leader présentant ses vœux aux musulmans, à l’occasion de la Korité, et sollicitant leurs prières.
Avant la remise en liberté des soutiens du maire de Dakar, la police a pris le soin d’arracher les affiches en question et de les brûler. Une partie des imprimés a été réduite en cendres la nuit du lundi derrière le commissariat central. Quelques éléments du Gmi se sont chargés de l’autodafé. En matière d’affichage, en cette période de pré-campagne, les partis et coalitions en lice pour les législatives du 30 juillet prochain sont corsetés par le Code électoral. Il leur est interdit de s’adonner à la propagande durant les 30 jours précédant la campagne électorale, qui débute le 9 juillet.
Les candidats pour les 165 sièges de députés devront donc prendre leur mal en patiences. Attendre cette date pour se lancer dans la propagande. Dans la guerre des affiches. Les règles du jeu en la matière, composées de quatre articles, sont fixées dans la partie règlementaire du Code électoral. Elles évoquent les affiches interdites, les lieux où toute propagande est prohibée, le nombre et la taille des affiches autorisées, les autorités à qui sont adressées les demandes d’emplacement…
Seneweb

Add a comment

Affichages : 427

Moctar Sourang sur les Législatives de 2017: La fraude, c’est tout un processus

moctar sourang sur les legislatives de 2017 la fraude c est tout un processus

Lenteur du retrait des cartes biométriques, désarroi des électeurs, qualité du fichier électoral, incohérences du gouvernement…, Moctar Sourang, le président de la commission Stratégies de la coalition Manko Taxawu Senegaal ne cache pas son inquiétude au regard des incertitudes qui planent sur les législatives de 30 juillet prochain.
Dans cet entretien exclusif, le chef de file de l’Union nationale patriotique (UNP) a, en dépit des soupçons de fraudes, récusé toute idée de report du scrutin pour, soi-disant, mieux l’organiser.
Par contre, le chef de file de l’UNP invite toute l’opposition à se rassembler et agir ensemble afin d’exiger du gouvernement la transparence pour ce scrutin crucial.
De son point de vue, si fraude il y aura dans le cadre de ce rendez-vous électoral, c’est moins le jour du scrutin qu’en amont, au cours du processus. Raison suffisante pour que l’opposition reste sur ses gardes.

Add a comment

Affichages : 398

Le ministre de la Jeunesse et le Dg de l’Anpej mis en garde sur leurs projets pour les jeunes

le ministre de la jeunesse et le dg de l anpej mis en garde sur leurs projets pour les jeunes

Les financements de projets de jeunes annoncés, lors de la semaine de la jeunesse, à Saint-Louis, tardent à être libérés.
Les jeunes bénéficiaires, qui ont attendu en vain leur argent, comptent passer à la vitesse supérieure. Dans la foulée, ils n’écartent pas de battre le macadam pour réclamer leurs financements.
Et c’est le conseil communal de la jeunesse qui prend en charge leur plateforme revendicative.
Adama Kane Diallo, président du conseil communal de la jeunesse de Saint-Louis de mettre en garde Mame Mbaye Niang, ministre de la Jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne, et Amadou Lamine Dieng, directeur général de l’Agence nationale, pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) afin qu’ils remettent, dans les plus brefs délais, les fonds aux ayant-droits.
Parce que, argue-t-il, sur la Rfm, les attestations de financement ont été remises publiquement par ces deux autorités, en avril dernier.

Add a comment

Affichages : 431

L’argent: nouveau directeur de publication du journal «Paysage audiovisuel sénégalais»,

l argent nouveau directeur de publication du journal paysage audiovisuel senegalais

Les Sénégalais se plaignent de la faiblesse de niveau dans les rédactions de la presse nationale, mais il ne pouvait en être autrement au regard des leviers qui font marcher un pan entier de cette noble corporation. Le journalisme, comme l’enseignement, a cessé d’être une vocation pour devenir un gagne-pain. Il n’y a guère longtemps, une des plus célèbres plumes de ce pays s’indignait (avec un grain de suspicion manifeste) du niveau de vie très élevé de certains journalistes. Il a raconté en direct dans une radio l’anecdote dans laquelle il faisait observer à un « jeune journaliste » que malgré sa carrière de plusieurs décennies dans le métier, il ne pouvait pas rêver d’une voiture aussi luxuriante que celle que conduisait son jeune confrère. Aujourd’hui il a rangé sa plume de journaliste d’investigation auréolé du statut autoproclamé « de conscience critique de son peuple » au profit d’une carrière politique d’une rebutante pauvreté.

Néanmoins son témoignage reste intéressant du point de vue historique: tant que les profanes le disaient, ça ne pouvait pas être pris au sérieux. Mais puisque l’auteur de cette réflexion est lui-même un éminent représentant de la corporation, l’énergie de l’incrédulité commence à s’épuiser. Quand l’argent devient le principal souci dans la collecte et le traitement de l’information, c’est faire preuve de mauvaise foi que de réclamer une presse de qualité. Or qu’est ce qui peut expliquer que de grands entrepreneurs qui n’ont rien à voir avec le journalisme investissent dans un domaine où la rentabilité est presque nulle ? Ce serait étrange que cet engouement pour la presse soit seulement mu par l’amour de la profession de journalisme. Il est fort probable que la presse soit désormais un moyen de pression sur les décideurs politiques. On sait que la politique fiscale du gouvernement peut parfois se muer en une sorte de persécution fiscale face à laquelle il est indispensable de trouver une forme de résistance, fut-elle sournoise.

Dans une démocratie d’opinion les leaders politiques se soucient parfois plus de leur image auprès de l’opinion que de la demande sociale : ils cherchent davantage à contrôler les consciences qu’à satisfaire les besoins réels des citoyens. Il est dès lors plus prudent pour un homme d’affaire avisé d’avoir une force de pression que de ne pas en avoir. Que devient alors le rendement démocratique de la presse dans cette large supercherie ? La presse doit être « l’instrument démocratique par excellence » et ce, pour au moins deux raisons. La première est que c’est elle qui, comme courroie de transmission entre les préoccupations des citoyens et le leadership des décideurs politiques, doit refléter la vitalité démocratique d’une société. La deuxième est qu’elle a un rôle d’éveil des consciences et d’éducation des masses : c’est à la presse d’aider à élever les citoyens au niveau des élites. C’est par le biais de la presse que peut s’établir une véritable éthique de la communication. Cette éthique veut que tous les sujets de la société fassent l’objet d’une délibération dans laquelle tous les citoyens, pourvus qu’ils soient doués de bon sens, sont conviés.

Le principe de la société ouverte n’aurait jamais de sens sans une presse libre et indépendante. C’est seulement par la presse que le principe fondateur de la véritable humanité est possible, à savoir l’altérité. Sans altérité il n’y a ni humanité ni humanisme. C’est pourquoi une presse ne doit jamais être inféodée aux pouvoirs (l’argent et le politique), elle ne doit jamais abdiquer face à la tentation de l’unilatéralité. Les wolofs ont le terme le plus philosophique pour conceptualiser l’altérité : Nawlé. C’est celui dans le regard duquel on se mire, s’identifie et se rectifie pour devenir meilleur. Nawlé (alter ego) c’est celui qui me rappelle mon propre Moi, l’extrême contingence de ma subjectivité, la non transcendance de ma perception du monde sur celle des autres. Nawlé c’est celui par qui mon humanité a une garantie, car je le prends comme témoin et mesure de celle-ci dans ma conduite quotidienne. Ce n’est pas parce qu’on détient le pouvoir qu’on est pur, saint, au-dessus de tout le monde. Par la presse chaque secteur, chaque parti politique, chaque force sociale, doit voir à travers les autres forces sociales un partenaire démocratique, un Nawlé.

Mais quand la presse est outrancièrement partiale, quand elle sacrifie sa noble vocation d’instrument démocratique par excellence sur l’autel de l’argent ou du pouvoir, c’en est fini des piliers de la société ouverte. Or ce machin pompeusement appelé « publi-reportage » est l’hameçon qui a harponné le paysage audiovisuel sénégalais. L’espace le plus visible de la presse est devenu un espace publicitaire ce qui se traduit par une réduction drastique de l’espace dédié à l’information. On crée de cette façon une confusion entre l’information et la publicité (qui est une forme de communication) de sorte que le cerveau du citoyen ordinaire ne soit plus en mesure de dissocier l’information et la communication. Ce qui s’est passé durant le référendum est un véritable scandale en démocratie : tout l’espace médiatique a été monopolisé par un camp ce qui, du coup, en a exclu l’autre camp. Ce qui se trame en direction des législatives est encore pire : une presse a décidé de détruire tous les camps opposés à celui du pouvoir. Jamais dans l’histoire de notre pays on a vu un concubinage aussi manifeste entre un pouvoir et des professionnels des médias.

Il n’y a que dans les régimes autoritaires qu’une telle intempérance en matière de communication se voit. Il faut soigner cette profonde blessure de la démocratie sénégalaise pour la prémunir des forces réactionnaires qui la travestissent au gré de leurs intérêts. Seul un régime corrompu peut faire preuve d’une si grande frénésie dans la confiscation de l’espace médiatique qui est avant tout un espace public. Il n’y a plus de doute, nous vivons dans un régime dictatorial dont les prémisses universelles sont toujours les mêmes : la diabolisation de ses adversaires, la confiscation de la presse et l’emprisonnement des récalcitrants. Quand la presse devient une arme du pouvoir pour ternir l’image des opposants et les vouer à la vindicte populaire c’est qu’elle a troqué son indépendance contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Il suffit simplement de parcourir les titres « à la Une » pour comprendre que la liberté et l’indépendance sont devenues le saint graal de la presse dans ce pays. Un des symptômes d’une presse qui a perdu sa liberté, c’est l’homogénéité de ses titres et des contenus des faits traités
Par Alassane K. KITANE

Add a comment

Affichages : 387

Journalbic.com

Top Desktop version