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Des membres de Y en a marre ont souffert le martyre ...

yen a marre 2018

Filature, arrestation musclée, traitement dégradant en garde à vue…, des membres de Y en a marre ont souffert le martyre le 19 avril, jour des manifestations contre le projet de loi instaurant le parrainage. Aliou Sané, un des responsables du mouvement, raconte.Filature, arrestation musclée, traitement dégradant en garde à vue…, des membres de Y en a marre ont souffert le martyre le 19 avril, jour des manifestations contre le projet de loi instaurant le parrainage. Aliou Sané, un des responsables du mouvement, raconte.
23-Juin vs 19-Avril"Pour ceux qui se plaisent à faire la comparaison entre le 23 juin 2011 et le 19 avril 2018, il est important de signaler un fait qui n'a certainement pas échappé à la vigilance du peuple. En effet, le 23 juin, Wade avait autorisé les manifestations devant l'Assemblée nationale. Ce 19 avril, contrairement à son prédécesseur, Macky Sall a mobilisé des milliers d'éléments de nos forces de défense et de sécurité police, gendarmerie, armée en renfort) pour traquer, mater et torturer (voir récit de mon camarade Yenamarriste Fadiyang Moriba Al Dakary) tout citoyen désireux de manifester pacifiquement contre une loi inconstitutionnelle. Je ne reviendrai pas sur le déroulement de cette journée. Je ferai juste un petit récit d'un épisode qui devra interpeller tout citoyen, tout activiste ou militant des droits humains.
Traque, arrestations…"Au bout d'une longue, très longue journée du 19 avril, nous décidions de rendre visite à notre camarade Mohamed Simon Kouka alité, et qui respectait avec beaucoup de frustration, la consigne de poursuivre sa convalescence loin des manifestations pacifiques. Chez Simon, nous sommes très vite informés de la présence de policiers en tenue civile au bas de l'immeuble. Ces derniers, paraît-il, posaient de nombreuses questions aux voisins. Puis, très vite, les choses s'accélèrent avec une ronde fréquente de voitures de police. Vers 20h, nous décidions malgré tout, Déesse Denise Sow, Pidi et moi, de nous rendre au commissariat de police de Grand-Dakar. Il fallait apporter à manger aux frères maintenus dans les liens de détention toute une journée, sans possibilité de s'alimenter. Dans ce sens, toutes les démarches de bonnes volontés auprès de la brigade étaient restées vaines. 'Ils ne sont pas là', leur opposait-on sans relâche.
"Au commissariat de Grand-Dakar, certains camarades sont dépouillés de leurs vêtements, il ne leur restait à chacun qu'un caleçon."Les éléments de la Dic et le taxi"Peu avant 21h, nous sortons de l'appartement de Simon. A peine avons nous le temps de nous installer dans le taxi, qu'une dizaine d'éléments de la DIC (Division des investigations criminelles) encerclent le véhicule. 'Sortez de la voiture, sortez !', criaient-ils. Nous nous exécutâmes sans résistance aucune. Sofia et Pidi seront tout de suite menottés comme de vulgaires 'terroristes'. Et nous sommes tous les trois remis dans le taxi. Trois minutes plus tard, deux voitures pick-up remplis d'éléments de police arrivent en renfort. Une scène surréaliste, digne d'un véritable film hollywoodien où les forces d'élite américaines procèdent à l'arrestation de grands criminels… Nous sommes extirpés du taxi et embarqués dans les voitures pick-up avec le chauffeur de taxi. Direction, le commissariat de police de Grand-Dakar.
Jetés en cellule, abandonnés en caleçon"Un comité d'accueil de deux cordons disposés en parallèle nous reçoit à l'arrivée. Le seuil du poste de police franchi, j'aperçois de suite derrière les grilles plus d'une dizaine d'individus. Deux voix attirent tout de suite mon attention, celles de Fadiyang Moriba Al Dakary et de Sherif Shooter : 'Grand Ndo ! Grand Ndo !', criaient-ils. Les regardant de plus près, un constat me porte un coup de poignard au cœur : ils sont tous dépouillés de tous leurs vêtements, il ne leur restait à chacun qu'un caleçon. Un haut responsable de la police qui arrive en même temps que nous met fin de suite à cette scène en intimant l'ordre de leur restituer leurs vêtements confisqués toute la journée.
Un bébé dans une cellule"Déesse Denise Sow est mise dans la cellule pour femmes. Elle y rejoint une prévenue qui avait dans les bras un bébé de quelques mois dont les pleurs et cris incessants avaient fini d'agacer les limiers. Et l'un d'eux finit par le faire savoir : "Hey, débrouillez-vous pour faire taire ce bébé, nous en avons marre de ces cris !". Pidi Nef, le chauffeur de taxi, et moi rejoignions Moriba, Cherif, les artistes Cap 2 Seuss et Free, Emile Thiaw Billy, ainsi que les autres prévenus dont nous ignorions jusque-là les identités. C'est par la suite qu'on nous les présentera comme des frères de l'artiste Free venus prendre de ses nouvelles, et cueillis par la police sur leur chemin de retour.
"La stratégie de Macky Sall était d'arrêter très tôt toutes les figures de Y en a marre et les leaders de l'opposition politique."Le "mythe" Fadel Barro"Dans cette cellule de 4m2 qui contenait à peine le groupe d'une quinzaine de personnes que nous formions, tout le monde est assis à même le sol. Nous attendions tranquillement. Et je fus de suite impressionné par la sérénité de jeunes camarades restés dignes et inébranlables, malgré les tortures subies quelques heures plus tôt. Tous leurs récits menaient à une chose principale : le mythe Fadel Barro. L'heure de mon interrogatoire a sonné, l'adjudant D. vient m'extirper de la cellule et me conduit à son bureau. Une longue et passionnante discussion de près de deux tours d'horloge commence entre lui et moi, non sans oublier de tenir mes deux mains liées à l'arrière à l'aide de menottes.
Discréditer Fadel à défaut de l'arrêter"Les échanges avec Moriba et Cherif m'avaient déjà sensibilisé sur le fait que l'arrestation de Fadel Barro, coordonnateur de Y en a marre, était devenu un point d'honneur pour la police. Les ordres reçus dans ce sens étaient apparemment très fermes. En attestaient déjà les nombreuses questions posées le concernant. C'est pourquoi le lendemain, à défaut d'avoir pu l'arrêter, des articles mensongers ont été commandités auprès d'une certaine presse pour le présenter en fuyard, en 'tapette', le discréditer ! De toute la journée du 19 avril, Fadel n'a jamais été aux lieux indiqués par les fameux articles de presse. C'est constatant que la stratégie de Macky Sall était d'arrêter très tôt toutes les figures du mouvement et les leaders de l'opposition politique, qu'il a été choisi de jouer sur l'un des atouts de Y en a marre, à savoir la diversité de ses leaders et des rôles. Et des Yenamarristes, Fadel avait reçu l'ordre de ne pas se faire arrêter, et de jouer pleinement son rôle de coordonnateur."

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4e jour du procès d’Imam Ndao et Cie : ces révélations troublantes de Saliou Ndiaye

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Le premier procès au Sénégal pour affaire de terrorisme suit son cours avec des révélations et des aveux pas favorables à l’Imam Ndao et certains de ses coaccusés.Le premier procès au Sénégal pour affaire de terrorisme suit son cours avec des révélations et des aveux pas favorables à l’Imam Ndao et certains de ses coaccusés.
Ce jeudi 12 avril marque en effet, le 4ème jour du procès des 30 présumés terroristes. L’interrogatoire entre le juge, les avocats et les prévenus, continue de plus belle avec des fois des aveux pas du tout favorables à l’Imam Aliou Ndao.
C’est le cas de Saliou Ndiaye qui a révélé que «Imam Ndao les a dit de tout faire pour aider leurs compatriotes de Syrie. » Poursuivi pour acte de terrorisme visant à porter atteinte à la sécurité, financement de terrorisme, blanchiment de capitaux et apologie au terrorisme, Saliou Ndiaye, père de 3 enfants, a rejeté en bloc les faits qui lui sont reprochés. S’expliquant sur son arrestation lors de cette fameuse nuit, le prévenu affirme  qu’il connaissait certes des personnes qui ont déjà été appréhendé comme Imam Ndao qui est d’ailleurs son tuteur, Makhtar Diokhane, Abdou Mbacké Bao.
Revenant sur les circonstances de son arrestation, il raconte : «Des hommes avaient frappé à a porte avec insistance. Quand j’ai ouvert , j’étais en face des agents de la police. Après, je suis parti avec eux dans mon lieu de travail à Liberté 6. Ils ont ouvert le magasin et ont pris mes ordinateurs. Ils les ont fouillés  et ont vu les sites islamistes que je consultais souvent».
En effet, révèle Saliou Ndiaye, « étant jeune commerçant dans la capitale sénégalaise, je voulais voyager. Et vu que j’avais des relations avec Omar et Abdallah Babou, ils m’ont promis de m’aider. Comme destination, j’avais prévu de partir en Afghanistan pour mieux requérir des connaissances de ma religion. Mais mon tuteur, imam Ndao m’en a dissuadé et m’a dit que tous les efforts que nous pouvions faire pour aider nos compatriotes en Syrie, il fallait le faire ».

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Diourbel : Boy Djinné condamné à 2 ans de prison

boy djinne

Le verdict vient de tomber au palais de justice de Diourbel concernant l'affaire de tentative de cambriolage pour laquelle Baye Modou Sall alias Boy Djinné et deux autres individus ont comparu.Le verdict vient de tomber au palais de justice de Diourbel concernant l'affaire de tentative de cambriolage pour laquelle Baye Modou Sall alias Boy Djinné et deux autres individus ont comparu.
Finalement, Boy Djinné et ses deux complices, Moustapha Sow et Ibrahima Ly, ont été reconnus coupables des faits et condamnés à deux ans d'emprisonnement ferme.
Boy Djinné, l'as de l'évasion, et ses deux complices étaient poursuivis pour tentative de vol commis la nuit. Lors de leur procès, le procureur, Baye Thiam, avait requis contre eux trois ans d'emprisonnement.
À la barre, Boy Djinné et ses codétenus, Moustapha Sow et Ibrahima Ly, avaient tous reconnu avoir tenté de perpétrer le forfait. Mais, se sont-ils empressés de préciser, ils n'ont pas pu accéder au magasin du fait de l'intervention des vigiles.
Les faits ont eu lieu courant 2016 au marché Ocass de Touba. Le grand magasin ciblé appartient à un richissime homme d'affaires.
Il faut rappeler que lors de l'audience, Boy Djinné s'était attaqué au procureur, l'accusant ouvertement d'avoir orchestré les violences portées contre lui en prison.  Les trois vont ainsi purger leur peine à la maison d'arrêt et de correction de Diourbel.

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Procés Alioune Ndao : Ceux que le patron de Bokko Haram nous a dit

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Les exceptions vidées, l'interrogatoire a commencé, dans le cadre du procès de l'imam Ndao et de ses coaccusés. Et c'est Mohamed Ndiaye, Alias Abu Yusuf, qui a ouvert le bal. D'entrée, le juge Samba Kane a commencé par lui demander s'il a participé à une réunion tenue au Lac Rose. Il a répondu par la négative. Mais, l'homme concédera qu'il a pris part à la réunion de Rosso : "J'avais acheté un terrain à Richard Toll. Un ami m'a dit que ce n'était pas normal que j'ais un terrain ici dans ce pays avec une telle dépravation des mœurs alors que je peux vivre dans un pays où on vit l'islam. Il m'a demandé d'aller avec lui en Syrie."
"Pourquoi je suis allé en territoire Boko Haram"Abu Yusuf déclare qu'il a voulu aller en Syrie pour apprendre la religion et vivre la religion. Mais, avant d'aller en Syrie, il indique être passé en Mauritanie. "Puis j'ai entendu que mes amis partaient au Nigéria et je suis allé avec eux. J'étais en Mauritanie, j'y travaillais". Et Abu Yusuf dément être allé au Nigéria pour combattre aux côtés de mouvements terroristes : "J'y suis allé pour chercher Dieu et vivre la religion. Je n'ai jamais versé dans la violence. Je ne connais que le travail et la religion. C'est Ibrahima Bâ qui a financé le voyage. J'étais ami avec son frère cadet. Nous y sommes partis. On était 3. Il nous a remis 150 000 chacun", relate-t-il à la barre.
"Je me disais que si je revenais, je serais arrêté"Une fois au Nigéria, Abu Yusuf indique qu'il étudiait le Coran durant 2 mois environ. "Si j'ai quitté le Sénégal, c'est du fait de la dégradation des mœurs. C'est pourquoi je suis allé au Nigéria", indique le prévenu. Qui dit avoir séjourné aussi à Boza et dans une autre ville. Mais, le juge de lui signaler que ce villes sont des localités contrôlées par Boko Haram. "Moi je ne le savais pas. Abou Hamza m'a juste dit que c‘est un pays où il y a l'islam. Je ne suis pas parti au Nigéria pour combattre aux côtés des djihadistes", indique Abu Yusuf précisant n'avoir pas fait de formation militaire.
Mais, après ces nombreuses dénégations, Momodou Ndiaye a reconnu qu'ils étaient dans une zone contrôlée par Boko Haram, et que la zone était sans cesse bombardée par l'armée nigériane. Il dit y avoir été avec Lamine Coulibaly, Abou Moussa, Abou Diendel et renseigne aussi qu'à leur retour du Nigéria, ils sont passés voir l'imam Ndao. Mais, la déclaration qui aura fait sursauter plus d'un, c'est quand Abu Yusuf dit qu'ils ont rencontré le patron de Boko Haram, Abubakar Shekau : "Je n'étais pas revenu au Sénégal, car je me suis dit que je serais arrêté. J'ai voulu partir en Libye. J'ai une fois vu Shekau. Il nous a remerciés. C'est Aboubacry Guèye qui traduisait", a concédé le prévenu.
"Comment on appelait les chars de combat"Sur le feu roulant des questions, Abu Yusuf concède aussi que c'est Abu Dardar, c'est à dire Moustapha Diallo, qui leur montrait le maniement des armes: "C'est lui qui nous montrait comment on manie les armes. Mais ce n'était pas une formation", dit-il. Et en zone de guerre, il renseigne qu'ils appelaient les chars de combat "Aina kountoum", qui signifie "où étiez-vous?".

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Dème démissionne de la magistrature

juge ibrahima deme demissionne

Le juge Ibrahima Dème a démissionné de la magistrature. Il a rendu publique sa décision dans une lettre. Il y a un peu plus d'un an, le 1 février 2017, celui qui était substitut général à la Cour d'appel de Dakar avait marqué les esprits en claquant avec fracas la porte du Conseil supérieur de la magistrature.Le juge Ibrahima Dème a démissionné de la magistrature. Il a rendu publique sa décision dans une lettre dont Seneweb a obtenu copie et que nous vous proposons in extenso. Il y a un peu plus d'un an, le 1 février 2017, celui qui était substitut général à la Cour d'appel de Dakar avait marqué les esprits en claquant avec fracas la porte du Conseil supérieur de la magistrature.
Mes chers compatriotes,Il y a un peu plus d'un an, je démissionnais du Conseil Supérieur de la Magistrature pour dénoncer l'instrumentalisation de cette institution par l'exécutif.
Depuis lors, la magistrature est de plus en plus fragilisée, voire malmenée de l'intérieur comme de l'extérieur. Il en est résulté une crise sans précédent de la justice qui a perdu sa crédibilité et son autorité.
Aujourd'hui, elle ne joue plus son rôle de gardienne des libertés individuelles, de régulateur social et d'équilibre des pouvoirs.
Je démissionne d'une magistrature qui a démissionné.
Cependant, je ne capitule point, car je resterai indéfectiblement attaché au combat pour l'indépendance de la justice, indispensable pour la survie de notre nation et de notre démocratie. Ce combat ne saurait en effet être celui des seuls magistrats.
Il faut néanmoins souligner que le naufrage de la justice, c'est non seulement un manquement du Président de la République à son obligation constitutionnelle de garantir l'indépendance de cette institution ; mais c'est avant tout la responsabilité d'une importante partie de la hiérarchie judiciaire qui a distillé dans le corps, une culture de soumission qui a progressivement remplacé une longue culture d'honneur, de dignité et d'indépendance.
Mais, au-delà de la justice, c'est tout le pays qui est en détresse.
Les sénégalais sont fatigués.
En effet, aucun secteur de l'économie nationale n'est actuellement épargné par la précarité.
Les sénégalais sont écrasés par le coût élevé de la vie, le chômage chronique et sont obligés de subir l'insécurité, l'indiscipline, la corruption et l'insalubrité.
Toutefois, la plus grave crise qui frappe actuellement notre société est une crise morale. Nos valeurs cardinales de dignité, d'honneur, de probité et de loyauté sont presque abandonnées au détriment du reniement, du non-respect de la parole donnée, de la trahison, du mensonge etc. qui sont cultivés par les plus hautes autorités et ce, dans la plus grande indifférence.
Les fonctionnaires qui jadis, étaient fiers et jaloux de leurs valeurs de neutralité, de désintéressement et soucieux de l'intérêt général sont désormais contraints d'adopter une honteuse posture partisane et politicienne qui est la seule permettant d'accéder ou de conserver des postes de responsabilité. Et, ceux qui refusent d'adopter un tel comportement, sont malgré leur compétence et leur probité,  marginalisés et perdent de ce fait, toute motivation indispensable à la bonne marche du service public. La politique politicienne et les intérêts privés, ont désormais pris le dessus sur les intérêts supérieurs de la nation, de sorte que ceux qui décident ne savent pas et ceux qui savent ne décident pas.
En lieu et place d'une gestion transparente, sobre  et vertueuse promise, on constate une gouvernance folklorique, clientéliste, népotiste, gabegique et laxiste. Nos maigres ressources de pays pauvre et très endetté sont dilapidées à des seules fins politiciennes. Nos libertés publiques, durement acquises depuis des décennies, sont désormais devenues conditionnelles. La démocratie et la bonne gouvernance  ne sont plus qu'un leurre.
Chers compatriotes,Il faudra le clamer fort, la décadence de notre société est certes la responsabilité d'une même classe politique qui nous dirige depuis des décennies, mais c'est aussi et surtout notre responsabilité d'avoir toujours laissé faire. Notre abstention est complice, notre silence coupable. Et devant le tribunal de la postérité, notre culpabilité criera plus fort que la leur.
Chers compatriotes,Nous sommes à la croisée des chemins. Par conséquent, toutes les forces vives de la nation  doivent sortir de leur résignation, de leur indifférence par rapport à la grave situation de notre pays.
Sortons de nos égoïsmes, pensons moins à conserver le confort de nos situations et remplissons plutôt nos devoirs vis-à-vis de notre pays qui nous a tout donné et que nous ne devons pas léguer, exsangue à nos enfants. Sortons de nos hésitations, vainquons nos peurs pour affronter avec courage les défis d'un Sénégal nouveau.
Pour ce faire, une nouvelle mentalité doit émerger. A vrai dire, la seule émergence qui vaille aujourd'hui, c'est l'émergence d'une nouvelle citoyenneté, l'émergence d'un patriotisme nouveau, l'émergence d'une nouvelle gouvernance, seules capables de vaincre le statu quo et de porter un développement durable et harmonieux.
Chers compatriotes,L'avenir du Sénégal nous concerne tous, c'est donc à nous de le construire. Soyons persuadés que nous méritons mieux que notre médiocre sort. Nous devons impérativement reprendre notre destin en main en étant convaincus que notre patriotisme sincère vaincra sans doute les calculs et manœuvres des politiciens professionnels.
Ensemble, changeons le Sénégal !
Ibrahima DEME

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